Traduction littérale
jamais chasseur n'a nourri son père
Signification
jamais chasseur n'a nourri son père
Explication
Ce dicton constate le peu de profit tiré de la chasse comme moyen de subsistance. Jamai (jamais) et cassaire (chasseur) posent l'affirmation générale ; a nourri soun paire (a nourri son père, de nourri, nourrir) précise l'échec attendu : contrairement au laboureur ou à l'éleveur, dont le travail alimente régulièrement le foyer, le chasseur revient les mains vides plus souvent qu'avec du gibier, et ne saurait donc compter sur cette activité pour subvenir durablement aux besoins des siens. Le dicton relève d'une sagesse paysanne méfiante envers les activités aléatoires, opposées au travail régulier de la terre ou du bétail : chasser est un plaisir, une distraction, parfois un appoint, jamais une source fiable de nourriture. Il s'emploie pour mettre en garde contre toute activité incertaine présentée comme un gagne-pain, qu'il s'agisse littéralement de chasse ou, par extension, de toute entreprise hasardeuse dont on attendrait à tort une subsistance régulière. Sa forme sentencieuse, jamai en tête, lui donne l'autorité d'une vérité éprouvée par des générations d'observation.