Traduction littérale
À cent ans, rien que des dimanches.
Signification
à cent ans, plus rien que des dimanches
Explication
Le dicton associe le grand âge, symbolisé par le chiffre rond de cent ans, à une existence réduite à des dimanches, jour traditionnellement consacré au repos, à la messe et à l'absence de travail dans le calendrier agricole d'autrefois. L'image suggère qu'à un âge très avancé, on est dispensé de toute obligation, de tout labeur, comme si chaque jour devenait un jour de fête et de repos, à la manière d'un dimanche perpétuel. Le proverbe porte une double lecture : d'un côté une forme de consolation devant la vieillesse, envisagée comme une libération des contraintes du quotidien, de l'autre une pointe d'ironie sur l'inactivité forcée que la grande vieillesse impose de fait, qu'on l'ait choisie ou non. La construction rèn que, rien que, insiste sur l'exclusivité de cette condition : plus rien d'autre que le repos dominical, aucune place pour l'ouvrage. On l'emploie en registre courant, souvent avec un sourire, pour évoquer la vieillesse avancée ou pour se consoler soi-même d'un âge qui avance.