Chanson n° 47 du recueil Chants populaires de la Provence de Damase Arbaud (1814-1876), publié en 1862. Domaine public. Le texte est donné dans la graphie d'Arbaud, antérieure à la normalisation félibréenne : elle est reproduite telle quelle, sans correction.
Texte
Notice
Pièce donnée par Arbaud comme d'origine italienne, insérée parmi les sérénades provençales pour illustrer la parenté du procédé (la femme aimée comparée à une fleur différente à chaque couplet) entre les traditions provençale et italienne. Le texte provénçal ci-dessus est en réalité l'italien original conservé tel quel par Arbaud; il a été traduit en français depuis l'italien pour cette édition. Le premier distique menace d'enlever la fille si elle n'est pas donnée en mariage; le second, sous-titré "Fior di ginestra" (fleur de genêt), explique que la mère refuse ce mariage pour garder sa fille auprès d'elle. Arbaud rapproche ce type de sérénade des chants populaires italiens, corses, grecs et roumains, ainsi que des "Gieux à vendre" de Christine de Pisan.
Mots notables
| Provençal | Français |
|---|---|
| ruberò | je déroberai (italien, futur de rubare) |
| ginestra | genêt (italien) |
| finestra | fenêtre (italien) |
| apposta | exprès, à dessein (italien) |
Source : Damase Arbaud, Chants populaires de la Provence, 1862, chanson n° 47. Domaine public. Numérisation : https://archive.org/details/chantspopulaire00arbagoog. Transcription et mise en forme par Lingua Nostra.